C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

29 avril 2016

Art et Nature à la Bambouseraie…

Chaque année à Générargues, la Bambouseraie invite quelques plasticiens à venir investir ses lieux pour quelques mois. De mars à novembre nous sommes susceptibles de découvrir, au détour des allées du site, les installations éphémères et surprenantes des artistes.

Si « la critique est aisée, l’art est difficile » il n’en demeure pas moins qu’en général et à part quelques exceptions qui confirment la règle pour notre plus grand plaisir, les créateurs dits contemporains utilisent souvent dans leurs réalisations des dimensions spectaculaires pour peut-être essayer de compenser une certaine pauvreté conceptuelle…
Un lieu comme ce jardin remarquable, déjà pratiquement reconnu lui-même comme une œuvre d’art, peut devenir un véritable handicap pour l’artiste. Vouloir s’approprier ne serait-ce que quelques mètres carrés de cet environnement exceptionnel et réussir à attirer l’attention du visiteur sur sa propre création est déjà une belle performance !

C’est le pari gagné de Mireille Laborie qui nous propose sous le titre « Ainsi soie fil » un travail sur le thème de la soie, matière que l’on connait bien puisqu’elle fut longtemps au centre de l’histoire économique des Cévennes. Non, ici point de cocon mais une façon tout à fait personnelle et originale d’aborder ce sujet avec l’installation de la structure élégante d’une grande toile d’araignée au milieu des bambous ! La beauté aérienne de cette architecture très élaborée de fils se prête facilement à toutes sortes de symboles et la conceptrice, dans son argumentation, ne se prive pas de nous les rappeler : créativité, patience, sagesse… Mais la toile c’est aussi le Web qui a révolutionné la communication et l’échange entre les personnes dans le monde entier, avec un revers à la médaille que l’artiste nous précise : « Vécu comme un symbole de liberté, cette immense toile, si l’on n’y prend garde, pourrait bien se révéler un piège… »

17 avril 2016

La compagnie Antagonie à Anduze : première visite réussie !…

Ce vendredi 15 avril, salle Marcel Pagnol, la municipalité recevait pour la première fois la compagnie Antagonie et sa joyeuse troupe composée d’une quinzaine de personnes pour une représentation de sa pièce « Building ». Ecrite par Léonore Confino, cette création contemporaine met en lumière, à travers une journée type des employés d’une grande société, des rapports humains pervertis par l’intérêt supérieur de l’entreprise. Celle-ci, dispersée dans les nombreux étages d’une tour de verre où viennent s’écraser les oiseaux contre les baies, est bien entendu desservie par une batterie d’ascenseurs rythmant son activité.

Le décors planté, il ne restait plus qu’à trouver une mise en scène astucieuse et dynamique pour servir un texte à l’humour décapant mais aussi quelques fois poétique en frisant avec le surréalisme. C’est le pari réussi de Pélagie Sanchez qui a su tirer parti de la belle cohésion du groupe de comédiens de talent, complètement investi dans ses rôles et dont la grande complicité était essentielle dans ce type de scénographie. Sans prendre l’ascenseur les spectateurs ont pu suivre avec délectation toutes les différentes scènes qui allaient, étage par étage et crescendo dans l’outrance d’un jeu de plus en plus déjanté, conduire à l’apothéose du treizième et dernier niveau où soufflait, il faut le dire, un véritable vent de folie !…

Un grand bravo à toute cette sympathique équipe qui fut applaudie généreusement à la fin du spectacle par un public conquis et que nous reverrons certainement à Anduze.

1 avril 2016

Nostalgie, quand tu nous tiens !…


Souvenez-vous, en novembre dernier je fis un billet consacré à l’un de nos poilus qui se sortit miraculeusement d’une blessure à la tête. Il s’appelait Alfred Genolhac et j’évoquais par la même occasion son père, libraire à Anduze.

Et voilà que dernièrement je tombe par hasard sur cette carte postale ancienne du début du vingtième siècle, avec notre fontaine Pagode et les différentes boutiques de l’époque s’alignant derrière elle. Cette vue, à priori plutôt rare et particulièrement vivante avec cette ribambelle d’enfants, nous permet de situer sans conteste la petite librairie Genolhac ! Ceci grâce à l’initiative de ce commerçant puisqu’il en fut également l’éditeur !

Un document décidément très intéressant puisqu’il m’indique aussi la position du petit magasin d’horlogerie-bijouterie Revoux (à l’extrême gauche de la carte postale) qui vendait notamment et entre autres une  montre de gousset en argent avec sa clé de remontage comme celles de la photo, toutes deux signées de son nom et « à Anduze » (cliquer sur la photo pour l'agrandir).

Faire remonter à la surface du temps quelques éléments de notre petite histoire locale avec ce type de découverte, si modeste soit-il, c'est toujours un véritable moment de plaisir : les nombreux amateurs me comprendront !…