C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

14 mars 2016

Cocorico !…

Un petit complément au précédent billet culturel avec cette photo inédite, pour ne pas dire historique, présentant notre coq de retour sur le « plancher des vaches » l’espace de quelques semaines pour une rénovation méritée dans les ateliers de l’entreprise Bodet.

La présence du technicien à ses côtés permet de constater la taille respectable du volatile, même si celui-ci a perdu au cours des années quelques plumes ! Perte due sans aucun doute au temps qui passe (je compatis, car moi-même…) mais aussi certainement à quelque soucis. En effet vous remarquerez que notre gallinacé préféré est aveugle. Alors imaginez ce temps interminable vécu, perché à vingt deux mètres de hauteur, sans avoir eu une seule seconde la possibilité d’admirer le paysage somptueux qui l’entourait…
La preuve en est qu’il ne s’est même pas aperçu qu’un autre oiseau avait fait son nids dans le globe qu’il protège jalousement avec l’une de ses pattes.

Mais tout cela c’est du passé ! Le coq d’Anduze va bientôt retrouver toutes ses plumes et la vue, bénéficiant d’une cure de jouvence qui lui redonnera aussi toutes ses couleurs. Et pour les mauvaises langues et les esprits chagrins, rassurez-vous : nous n’oublierons pas de le faire pisser avant de le remonter sur son socle, au sommet de la tour de l'Horloge pour des décennies !…

4 mars 2016

Tour de l’Horloge : quelques nouvelles des travaux…

Les travaux concernant la tour de l’Horloge, débutés en janvier, se poursuivent sans que l’on ait eu jusqu’à présent de mauvaises surprises. La destruction de divers ouvrages maçonnés, venus altérer au fil des ans l’esthétique mais aussi quelques fois l’intégrité architecturale du monument, permet de mieux appréhender les espaces intérieurs. Le décroûtage de l’enduit posé sur certaines parties des murs du rez-de-chaussée va rendre son aspect d’origine à ce niveau tout en belles pierres taillées.
 
Les ouvriers travaillent aussi actuellement, avec l’aide précieuse de l’architecte, à la détermination du niveau des sols, étage par étage. C’est une opération essentielle en début de chantier puisqu’elle va permettre au ferronnier d’affiner ses calculs dans l’élaboration des différents escaliers menant successivement jusqu’à la terrasse. Une procédure d’autant plus précise que chaque salle de la tour a ses propres caractéristiques, venues des nombreux remaniements effectués au cours des siècles. Mais n’est-ce pas ce qui fait tout l’intérêt historique et le charme de notre vieille dame ?…
 
Profitant d’un échafaudage sécurisé me donnant accès au sommet de l’édicule soutenant le campanile et sa grosse cloche, j’ai pu enfin noter le texte exact (avec son orthographe particulière) qui habille en deux lignes superposées la circonférence de celle-ci. Ecrit tout en capitales, en voici la teneur :
 
Première ligne : CLOCHE FAITE POVR LORLOGE DANDUZE - ESTANT - MAIRE - MR • COSTE • ET • CONSULS • MRS • DALGVE
Suite sur la deuxième ligne :  • CAMPREDON • BARREFORT • ET • DELOM • LANNEE • MDCCI • VV • LOVIS • QVATORZE • A • R •
 
Au-dessous du mot quatorze un petit mascaron est visible avec ces mots à l’intérieur : ANTOINE RAYNAVD • DE MONPELIER MA FAITE 1701 


La présence émouvante d’un beau marteau d’origine, situé à l’extérieur et à la base de la partie nord de la cloche, fut une agréable découverte car invisible de la terrasse et du sol. Il est remplacé aujourd’hui par un système électrique installé côté sud et dont le marteau frappe à l’intérieur. Avec cette constatation nous allons donc profiter de cette rénovation pour placer celui-ci à l’extérieur pour se rapprocher ainsi du son d’antan, plus profond et entendu par la population d’Anduze et ses environs pendant des siècles…