C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

23 mai 2015

Une médaille pour un as…

Les 9 et 10 mai derniers s'est tenue la sixième Bourse Nationale Numismatique d'Anduze qui nous a permis d'accueillir avec plaisir le nouveau président du Club Numismatique Cévenol, monsieur Stéphane Blanchard. Nous sommes sûrs que nous entretiendrons la même qualité relationnelle et amicale que celle partagée avec son prédécesseur Philippe Moline. Quant à notre ami Aimé Aigouy, fidèle représentant anduzien de l'association, nous savons tous qu'il ne ménage pas ses efforts pour que cette manifestation soit, comme chaque année, une réussite.

Ce succès nous le devons aussi pour une bonne part à Laurent Schmitt, qui est sans aucun doute une pièce maîtresse dans l'organisation de ces week-end numismatiques. En dehors de sa présence sur un stand, le dimanche, au milieu des nombreux livres qu'il propose sur le sujet, celui-ci nous fait l'honneur tous les ans d'animer gracieusement le samedi après-midi une conférence sur l'histoire des monnaies anciennes. Ce sont des moments passionnants mais aussi particulièrement conviviaux, car au-delà de ses connaissances inépuisables il possède aussi l'art de transmettre ; un authentique talent, rare, qui nous permet même de nous imaginer un peu plus intelligents à la fin de chacune de ses interventions ! D'ailleurs ce n'est pas un hasard si lors de ces rendez-vous, devenus maintenant quasiment traditionnels, Daniel Travier, directeur du Musée des Vallées Cévenoles de Saint Jean du Gard, nous fait l'amitié de ses visites.

Alors si cette année Laurent nous parla du célèbre as de Nîmes, il est important de relever que lui-même en est certainement un autre !…
Un as de Paris dont la brillante carrière ne se dément pas depuis une trentaine d'années dans le milieu numismate professionnel où sa renommée dépasse largement les frontières de notre hexagone. Son appartenance à de nombreuses associations et autres sociétés savantes, les publications d'ouvrages et articles devenus des références, font de lui, sa modestie naturelle dut-elle en souffrir, l'une des personnalités les plus recherchées dans son domaine.

Aussi la ville d'Anduze est très fière de l'intérêt qu'il lui porte et a voulu, en lui remettant sa médaille, le remercier simplement d'être ce qu'il est : un grand professionnel bien sûr, mais d'abord et surtout un véritable " as de cœur " pour elle…

8 mai 2015

Voyage sans passeport d'Anduze à Bagdad…

Acteurs importants de la vie culturelle de notre cité, Raymonde et Michel Caron président à la destinée de l'association du Théâtre Atelier d'Anduze. Ecrivains aussi tous les deux, j'ai déjà eu l'occasion de parler de la plume de Michel dans un précédent billet. Aujourd'hui c'est de Raymonde qu'il s'agit (Louise pour l'écriture) à l'occasion de la sortie de son magnifique deuxième roman qui m'épate par sa maîtrise littéraire.

Jamais je n'aurais imaginé qu'en ouvrant le livre de Louise Caron " Chronique des jours de cendre " je franchirais aussi vite, en quelques pages, une véritable porte " espace-temps ". Le problème c'est qu'une fois que vous avez passé ce genre de seuil, impossible de revenir en arrière ! Un sens unique où le talent littéraire vous piège tout au long des quelques deux cent quatre vingts pages de l'ouvrage.
Piégé d'abord par ce qui est le socle du roman : le contexte de guerre irakien de l'année 2007, dans toute sa brutalité et… tellement d'actualité encore aujourd'hui ! A part la recherche documentaire formidable concernant cette période, il ne fait aucun doute que Raymonde Caron, femme de théâtre, est venue avec son expérience donner un coup de main à Louise, l'écrivaine, pour concevoir minutieusement l'ensemble des différents décors de l'œuvre. D'une réalité quelques fois effrayante, ils viennent soutenir efficacement la trame de l'histoire dont l'originalité est parfaitement servie par les différents personnages de fiction.
Dans son récit, très bien construit, l'auteure emploie souvent délibérément des mots aussi crus que les actions qu'ils décrivent. Une nécessité pour traduire sans ambiguïté et avec force toute l'exacerbation des instincts basiques de la nature humaine dans ce monde de désespérance et de violence. Parmi les principaux protagonistes de cette histoire et sans rien n'en dévoiler, c'est la personnalité de la jolie Sohrab qui m'a le plus impressionné. Un portrait complexe, tout en profondeur, avec assez de nuances pour le rendre particulièrement attachant malgré les circonstances. D'ailleurs le dénouement du roman m'a laissé un vrai goût de cendre dans la bouche. Serais-je devenu amoureux ? Ah bravo Louise !…