C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

24 juin 2013

Quand la musique est bonne !…

Beaucoup, beaucoup de monde sur le parvis de l’école de musique ce samedi 22 juin. Douceur, ciel bleu mais aussi une participation insistante d'Eole qui rafraîchira sensiblement l’atmosphère en fin de soirée, une fois que le soleil fut parti se coucher derrière la montagne Saint Julien.
Interrompant un joyeux brouhaha, c’est vers vingt heures que Jean-Philippe Delrieu, directeur de l’école et chef d’orchestre de ce rendez-vous annuel très attendu, donna le signal de départ de cette sympathique manifestation musicale. Les différents déguisements et maquillages clownesques qu’arboraient petits et grands nous laissaient deviner aisément le thème et fil conducteur de cette audition. L’un après l’autre et par classe instrumentale, les groupes d’élèves se succédèrent sur scène, au rythme des applaudissements nourris d’un large public familial et bon enfant. Bien sûr, ils furent accompagnés de l'attention bienveillante de leurs professeurs dont la qualité de l’enseignement fait depuis longtemps la réputation de l’établissement.
Avec ses quelques 274 inscrits (chiffres d'avril 2013, enfants et adultes confondus), l’école d’Anduze est la deuxième plus importante des sept unités de formations musicales d’Alès Agglomération, après Alès et devant Saint Christol lez Alès, Saint Privat des Vieux, Vézénobres, Bagard et Saint Hilaire de Brethmas. L’ensemble, représentant quand même 1200 élèves, est regroupé sous l’autorité de Brigitte Billault, dynamique directrice de l’école de musique Maurice André d’Alès.
La ville d'Anduze, à l'origine de la création de son école de musique, est et sera toujours vigilante quant au bon fonctionnement de celle-ci,  notamment quand le moment sera venu du choix d'un nouveau directeur ou directrice de la classe de notre charismatique ami Jean-Philippe, après que celui-ci ait fait valoir son droit à la retraite… Ce que nous espérons égoïstement le plus tard possible !

13 juin 2013

Un Cratère de talents…

" La vieille qui lançait des couteaux "
Crebleu, quelle soirée ! Le rendez-vous annuel de la présentation du programme de la scène nationale d'Alès fut, comme à son habitude, une belle réussite. Devant une salle comble, Denis Laforie et ses collaborateurs détaillèrent, de façon rapide mais précise, les 58 spectacles différents qui seront à l'affiche à partir de la rentrée de septembre jusqu'au printemps 2014. Si quelques extraits furent présentés sur grand écran pour illustrer leurs propos et nous mettre ainsi l'eau à la bouche, le clou de cette réunion publique fut sans conteste la présence physique de deux des artistes programmés, Oskar et Viktor. Ils firent un véritable tabac avec leur façon toute personnelle et pour le moins extravagante de revoir le répertoire de la chanson française !
Théâtre, danse, musique, chanson, cirque, magie et j'en passe, la saison s'annonce avec une diversité culturelle de haut niveau comme savent la concocter les professionnels du Cratère. De plus, quelques têtes d'affiches nationales comme Alexandra Lamy, François Morel ou Jean-François Balmer viendront ajouter un éclat supplémentaire à cette brillante programmation.
Dans le cadre de sa collaboration avec ce théâtre, Anduze profitera pleinement de cette dynamique puisque après avoir reçu en début d'année la pièce inédite "l'Attentat", qui remplit le gymnase deux soirées de suite, nous accueillerons les 5, 6 et 7 septembre la compagnie Amaranta avec un spectacle original des arts de la rue : " La vieille qui lançait des couteaux " de et avec Martin Petitguyot. Cet artiste n'est pas tout à fait un inconnu pour le public anduzien : souvenez-vous de notre première collaboration avec le Cratère et de la pièce " Elu " du Théâtre Group' qui obtint un vif succès en décembre 2008… Eh bien le comédien faisait partie de la troupe. Prévu dans un décors de plein air (une roulotte et une petite arène) au parc des Cordeliers, le thème en est, entre rire et émotion, le monde des forains et plus particulièrement des gitans. Même si trois représentations semblent un bon compromis, la jauge des gradins étant de cent personnes maximum, les amateurs auront tout intérêt à réserver leurs places !…
(Réservations au Cratère à partir de fin août)

2 juin 2013

Ces témoignages de la petite histoire d'Anduze…

Josué Jourdan et ses enfants devant son magasin
Les passionnés d'Anduze connaissent tous à peu près les grandes lignes de son histoire générale, apprises d'abord à travers les différents vieux ouvrages qui lui ont été consacrés, et écrits d'ailleurs quelques fois avec plus ou moins de rigueur …pour ensuite s'intéresser à des éditions et autres articles plus récents traitant de périodes spécifiques. Nous aimons tous ces auteurs car ils ont le mérite d'avoir témoigné, chacun avec sa personnalité et à la manière de son temps, de l'intérêt qu'ils portent ou qu'ils ont porté à notre attachante cité.
Mais parfois des témoignages prennent une forme particulière car issus directement de la vie quotidienne et modeste du citoyen. C'est le cas, par exemple, de Josué Jourdan, un commerçant ayant exercé à Anduze au début du vingtième siècle et dont les factures professionnelles furent conservées miraculeusement pendant des générations au fond d'une vieille armoire ! Un véritable livre non relié dont chaque page est représentée par l'en-tête souvent joliment illustré d'un fournisseur. Le " père Jourdan " avait son magasin de " Meubles en tous genres, sièges, tentures " à l'emplacement actuel de la pharmacie Valière, au Plan de Brie, et à priori travaillait avec un certain nombre de ses collègues anduziens. Citons Jules Roux qui tenait une menuiserie-ébénisterie rue Grefeuille ; Achille Pantoustier qui s'occupait de ferblanterie-plomberie-zinguerie à la place du Château ; pour les matériaux de construction et diverses fournitures, il s'adressait à Gascuel au Chemin Neuf (avenue Rollin). Il lui arrivait aussi d'aller chercher le bois de ses meubles chez Antoine Cabanis et Fils à Atuech. Par contre, pour des commandes un peu plus " pointues " comme les beaux tissus d'ameublement et certains éléments de décoration, il n'hésitait pas à contacter des entreprises réputées de Lyon ou même de Paris. A partir des années 1925 une nouvelle facture prendra sa place de façon récurrente sur la pile : celle de son abonnement à la socièté anonyme Sud-Electrique !…
Alors bien sûr on peut classer ces documents comme étant des témoignages sans grande importance sur la " petite histoire ". Il n'en demeure pas moins que cela est non seulement une mine de renseignements historiques sur les acteurs économiques locaux d'une période précise mais aussi le reflet concret et émouvant d'une certaine atmosphère de l'époque… en édition originale !