C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

29 novembre 2012

La charte du Parc national des Cévennes…

Photo Gilles Cornière
Quarante ans après sa création il était temps pour le Parc national des Cévennes de mettre à jour le projet à long terme de son territoire, dont le cadre a nécessairement évolué avec les années. Sa surface, composée du cœur et de l'aire optimale d'adhésion, qui nous concerne, s'étend sur trois départements : la Lozère et le Gard, ainsi que l'Ardèche avec quelques communes.
Commencé fin 2010, il fallut presque deux années pour élaborer un projet de charte sur quinze ans, à travers les travaux des diverses commissions ouvertes, sous l'autorité du conseil d'administration du Parc. Celui-ci adopta à l'unanimité le projet en juin 2012 pour ensuite le proposer à l'ensemble des collectivités locales intéressées pour avis. Ce n'est qu'en 2013, après approbation du Conseil d'Etat par décret et d'éventuelles modifications, que les communes de l'aire optimale d'adhésion choisiront librement d'adhérer ou non à la charte, déterminant ainsi les limites définitives du périmètre du Parc national des Cévennes.
S'il est vrai que la réglementation sera naturellement plus contraignante pour le cœur dont quelques villages sont situés au nord ouest de notre département, celle nous concernant est loin d'être insurmontable avec ses dix engagements à respecter :
• Veiller en matière d'urbanisme à ce que les projets de développement de la commune participent à atteindre les objectifs de la charte.
• Participer à la sauvegarde des grands rapaces en limitant le dérangement dans les falaises, grands sites de nidifications.
• Veiller à la qualité de l'affichage publicitaire dans les bourgs par un règlement communal
• Désigner un élu relais entre les habitants et l'établissement public.
• Diminuer l'utilisation de désherbant pour entretenir la voirie et les espaces verts communaux.
• Préserver et valoriser le patrimoine en pierre sèche de la commune.
• Diminuer la consommation et l'impact de l'éclairage public.
• Proscrire la recherche et l'exploitation du gaz de schiste et des énergies fossiles carbonées.
• Favoriser les installations et conversions en agriculture biologique en les exonérant de la taxe sur le foncier non bâti.
• Eviter les conflits d'usage sur les grands itinéraires de randonnée en y réglementant la circulation des véhicules à moteur.

Mais au delà de ces quelques règles et quand on parcourt l'épais dossier de la charte magnifiquement réalisé dans sa présentation et dans son contenu très complet et accessible, on ne peut qu'adhérer aux résultats de cette réflexion collective. C'est une véritable philosophie de vie, parfaitement résumée dans ses quatre grandes ambitions :
• Préserver tous ensemble la nature, véritable richesse de notre territoire
• Faire vivre et partager la culture de notre pays
• Développer une économie qui s'appuie sur les richesses du Parc national : l'agriculture, l'économie du bois, l'artisanat et le tourisme
• Vivre ici aujourd'hui, en s'appuyant sur le passé et en construisant l'avenir.
Beau programme !…

15 novembre 2012

Histoire et généalogie…

La venue à Anduze de l'Association des Chercheurs et Généalogistes des Cévennes (ACGC) me permet d'écrire quelques mots sur cette véritable science ayant pour objet la détermination de l'origine et la filiation des personnes et des familles. Différentes directions peuvent être prises dans cette recherche, portant des noms savants comme la lignée agnatique – l'ascendance mâle d'une personne – ou la lignée cognatique – ascendants ou descendants ne portant pas le même nom.
Pratiquée essentiellement par de simples passionnés, à titre personnel ou associatif, la généalogie est aussi une profession à part entière, sollicitée régulièrement par les notaires en charge d'une succession et dont les ayants droit restent à déterminer. Pour tous ces chercheurs l'accès aux registres et autres archives publiques n'est autorisé que si ces documents ont plus de 75 ans, sauf bien sûr pour les membres des familles concernées pouvant justifier de leur identité et du degré de parenté.
Plus on remonte dans le temps et plus les recherches deviennent laborieuses, les barrières du "vieux François" manuscrit et quelques fois du latin venant freiner l'enthousiasme lié aux premières trouvailles facilement accessibles et …lisibles ! Evidemment, c'est souvent à partir de ce stade de recherches que l'activité devient passionnante !
Pour illustrer le sujet et rester dans la sphère anduzienne, nous pouvons prendre comme exemple le tableau généalogique des seigneurs d'Anduze.  La vue synoptique de cette famille sur plusieurs siècles a l'avantage, peut-être mieux qu'un livre d'histoire, de nous montrer en un coup d'œil pourquoi elle fut si puissante dans le Moyen-âge languedocien d'alors : grâce à ses nombreuses et diverses alliances avec d'autres grandes Maisons, concrétisées par des mariages "stratégiques"…